Quel salaire chez Deliveroo ou Take Eat Easy?

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Bon j’ai volontairement mis un titre erroné pour soigner mon classement google 😀

C’est en effet une des requêtes majeures d’accès à mes blogs, bien que ce soit un non sens: chez Deliveroo comme chez Take Eat Easy ou ailleurs, il n’y a pas de salaire, tout simplement car nous ne sommes pas salariés.

On peut par contre parler de chiffre d’affaire, ou de facturation.

Lorsque j’ai commencé à bosser pour ces boîtes, je pensais que je serais limité à un smic, à peine plus. Pour moi toutes ces annonces promettant 25 euros de l’heure ou 2500 euros par mois n’étaient que des leurres, je n’y ai cru jamais en y postulant.

Mais j’avais besoin de compléter mes revenus générés par mes sites internet, qui s’effondraient au fil des mois après m’avoir fait vivre plusieurs années sans trop de soucis.

D’ailleurs, mes débuts on été catastrophiques, au point que j’ai failli tout abandonner au bout de quelques semaines.

Tout d’abord, Take Eat Easy me donnait deux strikes injustifiés me faisant perdre mes bonus et minimum, soit environ 150 euros. Ensuite, je découvre que le salaire net de Stuart n’est pas de 12 euros de l’heure, mais seulement de 9.

Si on retire les cautions pour les sacs et qu’on ajoute la location en région parisienne et les frais divers d’équipement pour le vélo (j’étais pourtant déja bien équipé à la base, mais  il y a toujours des trucs à rajouter…), je peux dire qu’en janvier bosser en tant que coursier m’a plus coûté que rapporté…

Heureusement, cela a très vite changé par la suite, notamment grâce à Deliveroo.

C’est la boite qui m’a apporté le plus de stabilité et de régularité dans mes revenus (même si cela c’est gâté par la suite…).

Dès le premier mois avec eux j’ai tourné à 15 euros de l’heure en moyenne, soit sur l’ensemble du mois l’équivalent d’un smic pour à peine plus de la moitié de la durée légale de travail…

Dans le même temps, Stuart restait cantonné à ses 9€ de l’heure, et j’arrivais tout juste à dépasser les 11 avec TEE.

Avec l’amélioration de mon ratio de course par heure, plus mon passage à 3€ la course, je vais atteindre grâce à Deliveroo 17€ de l’heure en Avril, et même 18€ en Mai!

Toujours au mois de Mai, je vais réussir grâce à des circonstances exceptionnelles (pluie notamment) à dépasser les 17€ de l’heure chez TEE.

Au final, j’arrive désormais à dépasser les 2000€ mensuels alors que je bosse toujours moins que la durée légale de travail!

En gros je travaille 4 heures tous les soirs (sauf un jour de repos que je me suis tout de même accordé 🙂 ) , plus un ou deux midi par semaine, ainsi qu’un ou deux après midi quand j’ai la chance d’en choper un.

J’aimerai travailler plus, mais malheureusement les shifts des après midi, et même des midi sont fortement limités en terme de place.

Si j’avais le choix total de mes créneaux, je me prendrais 3 ou 4 jours complets (12/23h30) pour faire ma semaine, et ensuite me laisser le reste du temps libre. Là je suis malheureusement obligé de bosser un peu tous les jours, ce qui m’arrange pas vraiment. C’est pour cela que je suis toujours en recherche d’une boite qui pourrait me faire bosser les après midi entre deux shifts de Deliveroo…

A noter qu’avec 300 courses par mois, si j’arrive à passer à 4€ la course avec Deliveroo, cela me ferait donc 300€ de plus par mois, soit 2500 à 2600 mensuels!

Il y a aussi des cas extrêmes chez Deliveroo qui font midi – aprem – soir tous les jours (soit 70 heures par semaines), ce qui permet de se dégager un chiffre d’affaire d’environ… 5000€ par mois!

Sachant qu’en tant qu’auto entrepreneur on est limité à 32000 euros annuels, le business model dans ce cas est de bosser 6 mois à fond et ensuite profiter le restant de l’année. Tentant, mais à condition de savoir être économe et de ne pas flamber tout cet argent qui s’accumule sur son compte!

Je vais revenir sur mes revenus en tant que coursier: un peu plus de 2000€ mensuels, cela peut sembler pas trop mal mais il faut retrancher les cotisations sociales (environ 500 par mois), le loyer parisien hors de prix (environ 800) et les grignotages pour les petits creux en fin de shift (facile 10€ par jours).

Au final c’est une vie très précaire qui ne permet que peu d’écart et en aucun cas de mettre de l’argent de côté (toutes mes économies partent chaque trimestre à l’Urssaf). Sans compter que l’on a aucune vision à moyen terme, et que tout peu s’arrêter du jour au lendemain pour x raisons.

Par contre, pour ceux qui bénéficient de l’Accre (charges sociales réduites) c’est le jackpot puisque le revenu est à peu prés égal au chiffre d’affaire.

A moyen terme, je vais préférer me chercher un CDI en tant que coursier, qui sera complété par mon job de livreur.

Cela me permettra l’accès à un véritable logement (actuellement je loue au mois ou à la semaine, c’est évidemment plus cher qu’une location classique), une stabilité dans le temps, des congés payés, etc…

Parceque là évidemment si je décide de prendre x semaines de congés, cela me fait x fois 500€ de revenus en moins!

Pour le moment j’ai certes encore quelques revenus de mon activité internet, mais pour combien de temps…

Le but de cet article n’est pas de décourager de tenter l’aventure de coursier indépendant, mais bien de prévenir qu’à moins d’être déjà installé en région parisienne, d’être étudiant ou d’avoir un vrai job à côté, les revenus confortables (en apparence) que l’on peut tirer de ce job seront très vite bouffé par les frais fixes…

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